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Dans cette période difficile pour de nombreux entrepreneurs, nous avons trouvé intéressant de reccueillir le témoignage d'un chef d'entreprise qui se trouve au coeur de la machine économique. Farouk BOULBAHRI est un adhérent de Nouvelle France, il nous donne son avis sur la crise.
Vous avez récemment rejoint le club de réflexion Nouvelle France, pourriez-vous vous présenter ?
Je suis Expert Comptable, Commissaire aux comptes à Marseille. Je dirige un cabinet à dimension humaine d’une dizaine de collaborateurs. Les clients du cabinet sont essentiellement des chefs d’entreprises de TPE (très petites entreprises, moins de 20 salaries).
Dans votre activité professionnelle, vous rencontrez un grand nombre de chefs d’entreprise, comment ressentent-ils les effets de la crise économique ?
Actuellement je dirais qu’une partie des ces chefs d'entreprise est en difficulté. Certains sont directement impliqués dans le domaine du bâtiment et de l’immobilier, ils traitent souvent pour de grosses enseignes nationales et internationales. Le problème essentiel réside dans le financement de leurs encours clients que beaucoup d’organismes financiers ont décotés.
Pour ceux qui ne sont pas touchés directement par la crise, les effets se font néanmoins ressentir. Une certaine psychose s’est emparée des gens, ce qui freine grandement leur consommation (vacances, restaurant, vêtements, salles de gym…). Toutes les activités liées aux loisirs subissent de plein fouet une forme de récession.
De ce fait, alors que les salaires des français n’ont pas baissé entre juillet 2008 et janvier 2009, les gens consomment nettement moins, la plupart des chefs d’entreprises demeurent pessimistes et pensent que le gros de la crise reste à venir.
D’après vous de quelle façon pourrait-on soutenir durablement les TPE-PME-PMI de notre pays ?
Le problème majeur de notre pays est la pression sociale exercée sur les salaires. Si nos politiques réfléchissent un peu en essayant de « désocialiser » un certain volume de salaire, je puis vous assurer que bon nombre de chefs d’entreprises embaucheraient et bon nombre de citoyens consommeraient, ce qui relancerait la consommation.
Par ailleurs, il est évident qu’il faut agir vite et trouver une solution au taux de charges sociales qui pèsent sur les entreprises (et particulièrement les TPE). Si vous ajoutez à cela une suppression de taxes bloquant l’investissement : Taxe professionnelle, TVS (pour relancer le secteur automobile), alors on pourra dire que l'on aide ceux qui entreprennent dans notre pays.
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