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"Il faut agir vite sur le taux de charges qui pèse sur les entreprises"
Jeudi, 05 Février 2009 22:38

farouk_0311Dans cette période difficile pour de nombreux entrepreneurs, nous avons trouvé intéressant de reccueillir le témoignage d'un chef d'entreprise qui se trouve au coeur de la machine économique. Farouk BOULBAHRI est un adhérent de Nouvelle France, il nous donne son avis sur la crise.

 

Vous avez récemment rejoint le club de réflexion Nouvelle France, pourriez-vous vous présenter ?

 

Je suis Expert Comptable, Commissaire aux comptes à Marseille. Je dirige un cabinet à dimension humaine d’une dizaine de collaborateurs. Les clients du cabinet sont essentiellement des chefs d’entreprises de TPE (très petites entreprises, moins de 20 salaries).

 

Dans votre activité professionnelle, vous rencontrez un grand nombre de chefs d’entreprise, comment ressentent-ils les effets de la crise économique ?

 

Actuellement je dirais qu’une partie des ces chefs d'entreprise est en difficulté. Certains sont directement impliqués dans le domaine du bâtiment et de l’immobilier, ils traitent souvent pour de grosses enseignes nationales et internationales. Le problème essentiel réside dans le financement de leurs encours clients que beaucoup d’organismes financiers ont décotés.

 

Pour ceux qui ne sont pas touchés directement par la crise, les effets se font néanmoins ressentir. Une certaine psychose s’est emparée des gens, ce qui freine grandement leur consommation (vacances, restaurant, vêtements, salles de gym…). Toutes les activités liées aux loisirs subissent de plein fouet une forme de récession.

 

De ce fait, alors que les salaires des français n’ont pas baissé entre juillet 2008 et janvier 2009, les gens consomment nettement moins, la plupart des chefs d’entreprises demeurent pessimistes et pensent que le gros de la crise reste à venir.   

 

D’après vous de quelle façon pourrait-on soutenir durablement les TPE-PME-PMI de notre pays ?

 

Le problème majeur de notre pays est la pression sociale exercée sur les salaires. Si nos politiques réfléchissent un peu en essayant de « désocialiser » un certain volume de salaire, je puis vous assurer que bon nombre de chefs d’entreprises embaucheraient et bon nombre de citoyens consommeraient, ce qui relancerait la consommation.

 

Par ailleurs, il est évident qu’il faut agir vite et trouver une solution au taux de charges sociales qui pèsent sur les entreprises (et particulièrement les TPE). Si vous ajoutez à cela une suppression de taxes bloquant l’investissement : Taxe professionnelle, TVS (pour relancer le secteur automobile), alors on pourra dire que l'on aide ceux qui entreprennent dans notre pays.

 

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Info LEXPRESS.fr
Mercredi, 04 Février 2009 09:10

banqueFace aux députés, les banquiers ne lâchent rien

 

Soumis à la critique des députés, les dirigeants des grandes banques françaises ont relativisé l'importance des aides qui leur sont accordées. Ils refusent d'être les "boucs émissaires" et estiment qu'ils ne sont pas à l'origine de la raréfaction du crédit.

Crédit, paradis fiscaux, dividendes: soumis à un feu roulant de questions des députés, parfois très critiques, les dirigeants des six principales banques françaises se sont défendus pied à pied mardi à l'Assemblée nationale, relativisant notamment l'importance des aides de l'Etat.

Le plan d'aide aux banques suscite des "interrogations, voire de l'incompréhension chez beaucoup de nos concitoyens" qui n'en "perçoivent pas toujours les effets sur les conditions de crédit", a souligné le député socialiste, Didier Migaud, pour justifier la tenue de cette audition de près de trois heures devant la Commission des finances.

"Chacun ici (...) a pu le constater dans sa circonscription", a ajouté le président de la Commission. 

Face aux députés qui se sont fait le relais des critiques de leurs électeurs, les banquiers ont rejeté l'idée que le plan d'aide -33 milliards d'euros à ce jour- était un cadeau qui leur était fait, relativisant son importance.

"L'intervention de l'Etat a permis un déblocage mais il ne représente en aucune façon une source majeure de financement des établissements bancaires, qui doivent continuer à chercher des dépôts et à se financer sur les marchés", a assuré le directeur général du Crédit Agricole, Georges Pauget.

"Ce que nous avons reçu de la SFEF (Société de financement de l'économie française, ndlr) représente entre deux et trois jours de ce que nous recherchons quotidiennement sur le marché: c'est extrêmement marginal", a renchéri Etienne Pflimlin, le président du Crédit Mutuel.

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