Réflexion de Nathanaël de Toulouse sur l'éducation
Jeudi, 14 Janvier 2010 22:09
Débat initié sur le Facebook de Nouvelle France :
"Pour revenir au sujet de l’éducation, je crois qu'il est surtout impératif d’avoir une vraie cohérence dans le projet éducatif Français. Je crois que notre pays souffre d'une politique du "court termisme", avec des ministres ne dépassant rarement le seuil d'un an et demie à ce poste, et voulant à chaque fois réformer à sa façon.
L'avenir de nos enfants ne peut pas faire les frais d'une politique politicienne permanente.
Il est grand temps que sur un sujet aussi vital que l'éducation ( pour la société Française comme pour toutes sociétés), nous arrivions à un projet concret qui fasse consensus dans tous les camps politiques, et qui ne tienne pas compte du calendrier électoral classique.
Autrement dit, arrêter de vouloir faire passer des mesures dans le but d'avoir un effet immédiat (CPE, CNE, abandon de l'Histoire Géo en terminale, système des cotas dans les grandes écoles, réforme Chatel décrite par Marie, etc, etc...) et se préoccuper plutôt de l'impact de notre système éducatif au niveau générationnel.
L'école ne sert pas simplement à avoir un métier, mais aussi à élever et éduquer ses propres enfants. Elle est porteuse de valeurs républicaines, mais doit aussi montrer l'exemple à la nouvelle génération d'une France exemplaire à laquelle nos jeunes pourraient s'identifier. ...
Donc, concernant les propositions :
- Création d’un commission interministérielle chargée de l'éducation (à ma connaissance il n'en existe pas) favorisant l’ouverture de l'éducation à la société civile, comme tu l'as bien résumé.
- Puis, une réflexion à long terme sur un réel projet éducatif global, rassemblant toutes les tendances politiques, afin d’arriver sur un consensus puis une feuille de route que les partis s’engageraient à respecter au fil des différentes candidatures.
Un brin utopique, non ?
Mais faut bien rêver des fois, et Nouvelle France doit aussi être un vecteur d’espoir pour les Françaises et les Français persuadés qu’une autre manière de faire de la politique est possible."
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Pas de diversité sociale à l’ENA
Jeudi, 14 Janvier 2010 21:42
Les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures sont quatre fois plus représentés à l’Ecole nationale d’administration (ENA) que leur part parmi les actifs occupés. Les enfants d’ouvriers huit fois moins...
Aux différents concours d’entrée à l’ENA de 2009, sur 81 élèves, 4 avaient un parent ouvrier et 13 un parent employé. Au total, 12 % des 139 parents étaient issus des catégories populaires, alors que ces deux catégories représentent plus de la moitié des actifs occupés.
A partir de ces données, on peut calculer un indice de représentation, qui rapporte la proportion de parents d’une catégorie sociale donnée à la part de cette catégorie sociale parmi les actifs occupés.
On mesure alors dans quelle mesure les parents des élèves entrés à l’Ena sont représentatifs ou pas de la composition sociale de l’emploi. Pour les ouvriers, si l’on divise 2,9 % par 22,8 %, on obtient un indice de... 12,7 sur 100. Ils sont donc environ 8 fois (100/12,7) moins bien représentés qu’ils devraient l’être. A l’inverse, les enfants de cadres sont à l’indice 400 : ils sont donc quatre fois plus représentés....
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