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Geoffroy DE PERETTI : « C’est une erreur de confondre les dispositifs « zones franches » avec des niches fiscales »
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Geoffroy de Peretti, a crée avec des associés et son épouse la première société du groupe ETIC dans la sécurité en 1994. Désormais le groupe exerce diverses activités en France à Paris, Montpellier, Nice…
Malgré la crise économique, il lutte pour la pérennité de son entreprise en s’appuyant sur l’humain, sans pour autant négliger la croissance et les marges, qui sont les indicateurs techniques pertinents pour jauger la santé d’une société.
Même si ses entreprises ne bénéficient plus des aides étatiques liées à leurs installations en zone France, il a fait le choix d’y maintenir ses activités.
Votre société existe depuis 1994 et rayonne dans l’hexagone mais aussi à l’étranger. Pourquoi avoir choisi la cité phocéenne pour installer le siège de votre société, qui plus est au sein de Marseille nord ?
Marseillais de naissance, la question du lieu de création de l’entreprise ne s’est pas posée…
Nous avons créé ETIC Sécurité pour affirmer les valeurs de l’éthique dans un métier qui avait du mal à se structurer dans ce domaine et avec la volonté de donner une dimension « accueillante » à la mission de l’agent de sécurité. Grace à ce choix, nos clients nous ont rapidement sollicités pour faire de l’accueil externaliser à l’année, nous avons ainsi créé ce métier dans la région !
En appliquant les mêmes méthodes d’organisation à l’accueil événementiel, nous sommes également devenus les leaders régionaux dans ce domaine. Puis nous avons orienté une branche de nos activités vers les centres d’appels. L’ensemble de ces activités représentent beaucoup d’emploi pour les marseillais, c’est pourquoi notre implantation dans les zones franches des quartiers nord de Marseille était naturelle, citoyenne et efficace.
Le 1er janvier prochain, le dispositif relatif aux zones franches sera modifié. Qu’en pensez-vous ?
C’est une erreur de confondre les dispositifs « zones franches » avec des niches fiscales. Au contraire c’est le seul système qui à vraiment fait ses preuves dans le domaine de la discrimination positive envers les populations des quartiers difficiles et la redynamisation de ces zones. Ce ne sont pas les CV anonymes ou autre dispositifs irréalistes sortis de l’esprit de gens qui ne connaissent rien au recrutement qui changeront le comportement des entreprises, mais des mesures incitatives fortes avec une application rigoureuse pour éviter les « effets d’aubaine ». Les changements prévus rendront plus difficiles la réalisation de ces objectifs. L’embauche d’un salarié sur deux issue de la zone Franche au lieu de un sur trois rendra, par exemple, très compliquée la réussite de nos entreprise dans les quartiers nord.
Personnellement, comment avez-vous œuvré afin de combattre le fort taux de chômage au sein des quartiers populaires ?
Je ne prétends pas avoir changé la donne, mais même aujourd’hui, alors que nous ne bénéficions plus d’aucune aide, nous sommes restés dans nos quartiers et la majorité de nos salariés sont issus de notre centre de formation.
ETIC conseille et forme plus de 250 personnes par an pour améliorer leur « employabilité » . Mon engagement en tant que Président de Corot Formation (centre d’apprentissage) contribue aussi à l’employabilité de nos jeunes.
Vous connaissez Karim ZERIBI et son positionnement offensif sur le développement des PME. Une classe politique qui s’adresse aux chefs d’entreprises, cela doit faire du bien en période de crise économique ?
Le rapprochement de l’ensemble des décideurs (politique, économique, de la cité…) est le seul moyen pour résoudre nos problèmes sociétaux et économiques. Quand les hommes politiques s’intéressent à l’entreprise, ils motivent les patrons et les entreprises à être plus citoyens. La santé des entreprises, et notamment des PME, est le poumon de notre pays et je ne pense pas que cette position soit colorée politiquement, ce n’est qu’une question de bon sens. Nous avons aujourd’hui besoin de toutes les bonnes volontés… Et de personnalités dynamiques.
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